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Notaires de France, Maître Vianney Coudière, notaire à Chartres

Gestion de patrimoine

Stratégie patrimoniale : organiser, protéger et transmettre son patrimoine avec son notaire

Organiser son patrimoine, c'est décider qui détient chaque bien, comment il vous procure des revenus, qui le recevra et à quel coût. Ces questions relèvent du droit de la famille autant que de la fiscalité : un régime matrimonial, une donation, une société civile ou une clause bénéficiaire produisent leurs effets pendant des décennies. L'étude conseille ses clients sur l'ensemble de ces choix et rédige les actes qui les mettent en œuvre, en lien avec leur expert-comptable et leur conseiller financier. Nous recevons à Chartres et à distance, en France comme à l'étranger.

Nos interventions

Ce que nous faisons pour vous

Nous vous recevons à l'étude, 7 rue Vintant à Chartres, ou en visioconférence, et travaillons avec vos avocats et votre expert-comptable lorsque le dossier le demande.

  • Bilan patrimonial

    Inventaire des biens et de leur propriétaire exact, simulation de la succession dans les deux ordres de décès, comparaison chiffrée de scénarios, honoraires fixés par convention écrite.

  • Régime matrimonial

    Contrat de mariage, changement ou aménagement de régime, société d'acquêts, clause de préciput, attribution intégrale au survivant.

  • Donations et démembrement

    Donation de la nue-propriété, donation-partage, y compris transgénérationnelle, réversion d'usufruit, convention de quasi-usufruit.

  • Société civile immobilière

    Statuts adaptés à la famille, apport de biens, donation et démembrement de parts, cession de parts par acte authentique.

  • Assurance-vie et testament

    Rédaction et démembrement des clauses bénéficiaires, coordination avec le testament et les donations, dépôt de la clause à l'étude.

  • Retraite et immobilier

    Vente de la nue-propriété, vente en viager, donation avec réserve d'usufruit, prêt viager hypothécaire : analyse et actes.

  • Impôt sur la fortune immobilière

    Évaluation des biens et des parts de société, dettes déductibles, biens exonérés, effets d'un démembrement.

  • Patrimoine international

    Départ à l'étranger ou retour en France, choix de la loi applicable à la succession et au régime matrimonial, actes signés à distance.

Ce que recouvre une stratégie patrimoniale

Une stratégie patrimoniale répond à trois objectifs qui évoluent au fil de la vie : constituer et faire fructifier un patrimoine, le protéger, pour soi et pour ses proches, puis le transmettre dans les meilleures conditions. Elle suppose de connaître précisément la situation de départ, de fixer des priorités et de choisir, parmi les outils que le droit met à disposition, ceux qui y répondent sans créer de difficulté ailleurs.

Le notaire intervient sur l'organisation juridique et fiscale de ce patrimoine. Le règlement national du notariat, approuvé par arrêté du 29 janvier 2024, l'autorise à exercer le conseil en gestion de patrimoine à titre accessoire (article 7.1.2.4). Il reçoit ensuite en la forme authentique les actes qui mettent le conseil en œuvre : contrat de mariage, donation, testament, statuts de société, vente. Il se rémunère par des honoraires convenus et par les émoluments du tarif réglementé, sans lien avec des produits financiers.

Le choix des placements, contrats d'assurance-vie, supports financiers, plans d'épargne retraite, relève du conseiller en investissements financiers ou de la banque. Les deux approches se complètent : le notaire fixe le cadre, qui détient, qui reçoit, avec quelles clauses, et le conseiller financier choisit les supports dans ce cadre. La page gestion de patrimoine présente notre démarche et ses étapes.

Partir d'un bilan : la famille autant que les biens

Toute stratégie commence par un état des lieux. Le bilan patrimonial rattache chaque bien à son propriétaire exact, bien propre ou commun, indivis, détenu en société ou démembré, recense les donations déjà consenties et les dispositions prises, puis simule la succession. Pour un couple, le calcul est fait dans les deux ordres de décès, car la situation du survivant change beaucoup selon celui qui part le premier.

La famille pèse autant que les chiffres. Un couple non marié, des enfants de plusieurs unions, un enfant vulnérable, un conjoint beaucoup plus jeune, des enfants installés à l'étranger conduisent à des solutions très différentes pour un même patrimoine. Les attentes aussi varient : certains parents veulent l'égalité stricte entre leurs enfants, d'autres souhaitent aider davantage celui qui en a besoin ou transmettre l'entreprise à celui qui la reprend.

Le calendrier compte enfin. Plusieurs règles fiscales dépendent de l'âge : barème de l'usufruit par décennie, seuil de 70 ans pour l'assurance-vie, de 80 ans pour le don d'argent exonéré, renouvellement des abattements tous les quinze ans. Notre guide pour organiser son patrimoine selon son âge situe ces échéances.

Le régime matrimonial, premier outil de protection

Pour un couple marié, le régime matrimonial détermine ce qui appartient à chacun, ce qui est commun, et ce que recevra le survivant avant même l'ouverture de la succession. La communauté réduite aux acquêts, régime légal sans contrat, rend communs les biens acquis pendant le mariage ; la séparation de biens protège le patrimoine personnel de chacun, notamment celui d'un entrepreneur ; la participation aux acquêts combine les deux logiques. Notre comparatif des régimes matrimoniaux détaille leurs effets.

Des clauses permettent d'ajuster ces régimes. Une société d'acquêts ajoute une poche commune, par exemple le logement familial, à une séparation de biens. La clause de préciput permet au survivant de prélever certains biens communs avant tout partage, sans droits de succession. La communauté universelle avec attribution intégrale transmet l'ensemble des biens communs au survivant ; elle doit être maniée avec prudence en présence d'enfants d'une autre union, qui disposent d'une action en retranchement.

Le régime peut être changé ou aménagé au cours du mariage, par acte notarié (article 1397 du Code civil). Pour les partenaires de PACS et les concubins, qui n'héritent pas l'un de l'autre sans testament, la protection passe par d'autres outils : testament, clause d'accroissement sur le logement, assurance-vie.

Le démembrement : transmettre en gardant l'usage

Le démembrement sépare l'usufruit, droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus, et la nue-propriété, vocation à recouvrer la pleine propriété. Il est au cœur de nombreuses stratégies : donation de la nue-propriété aux enfants avec réserve d'usufruit, usufruit laissé au conjoint survivant, achat démembré entre parents et enfants, clause bénéficiaire démembrée en assurance-vie. Notre guide sur le démembrement de propriété présente les droits et charges de chacun.

Sur le plan fiscal, l'article 669 du Code général des impôts fixe la valeur de l'usufruit selon l'âge de l'usufruitier ; la nue-propriété en est le complément. Donner la nue-propriété à 65 ans revient ainsi à taxer 60 % de la valeur du bien, et au décès de l'usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans droits supplémentaires (article 1133 du même code).

Le démembrement exige des précautions. La vente d'un bien démembré suppose l'accord de l'usufruitier et des nus-propriétaires ; l'usufruit portant sur une somme d'argent devient un quasi-usufruit, dont la dette de restitution n'est déductible de la succession que si elle ne répond pas à un objectif principalement fiscal (article 774 bis du Code général des impôts) ; l'achat démembré entre parents et enfants se heurte à la présomption fiscale de l'article 751.

Le démembrement : transmettre en gardant l'usage
Âge de l'usufruitierValeur de l'usufruitValeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
De 21 à 30 ans80 %20 %
De 31 à 40 ans70 %30 %
De 41 à 50 ans60 %40 %
De 51 à 60 ans50 %50 %
De 61 à 70 ans40 %60 %
De 71 à 80 ans30 %70 %
De 81 à 90 ans20 %80 %
91 ans et plus10 %90 %

La société civile immobilière : gérer et transmettre

La société civile immobilière remplace les règles de l'indivision par des statuts choisis par la famille : pouvoirs du gérant, majorités, agrément des nouveaux associés. Elle facilite la transmission progressive d'un patrimoine immobilier, par donations successives de parts, souvent en nue-propriété, en utilisant les abattements renouvelables tous les quinze ans. Notre guide sur la SCI familiale en présente les avantages et les limites.

La société impose en contrepartie une comptabilité, une assemblée annuelle et une responsabilité des associés sur leurs biens personnels pour les dettes sociales. La fiscalité dépend du mode de location : la location nue relève des revenus fonciers, alors qu'une location meublée habituelle expose la société à l'impôt sur les sociétés. Depuis le 27 juin 2026, la cession de parts d'une société civile immobilière exige un acte authentique ou un acte d'avocat, comme l'explique notre guide sur la cession de parts de SCI.

Acheter un bien locatif en nom propre ou en société, louer nu ou meublé, démembrer les parts : ces choix se font avant l'achat, car les défaire coûte cher. Un apport ultérieur d'un bien à une société déclenche des droits d'enregistrement et, le cas échéant, une plus-value.

Assurance-vie et succession : un régime à part

Les capitaux versés au décès de l'assuré à un bénéficiaire désigné restent en dehors de la succession civile (article L132-12 du Code des assurances). Leur fiscalité dépend de l'âge de l'assuré lors des versements. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire dispose d'un abattement de 152 500 €, puis un prélèvement de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 € de part taxable et de 31,25 % au-delà (article 990 I du Code général des impôts). Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes, les gains restant exonérés (article 757 B).

Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés dans les deux cas. La rédaction de la clause bénéficiaire est décisive : désignation précise, ordre des bénéficiaires, démembrement de la clause entre le conjoint usufruitier et les enfants nus-propriétaires, articulation avec le testament. Notre guide sur l'assurance-vie et la transmission détaille ces règles.

L'assurance-vie trouve sa limite dans la réserve héréditaire : les primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur peuvent être réintégrées dans la succession (article L132-13 du Code des assurances). Elle se combine utilement avec les donations, mais le choix du contrat et des supports relève de votre assureur ou de votre conseiller financier.

L'impôt sur la fortune immobilière

L'impôt sur la fortune immobilière concerne les foyers dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier. Il porte sur les biens immobiliers détenus directement ou à travers des sociétés, après déduction des dettes afférentes, avec un abattement de 30 % sur la résidence principale, et suit un barème progressif de 0,50 % à 1,50 %. La loi de finances pour 2026 en a maintenu le seuil et le barème.

Les leviers de réduction sont encadrés : dettes déductibles, exonération des biens professionnels, évaluation exacte des biens et des parts de société, décotes justifiées par une occupation ou une indivision, démembrement de propriété. Le don temporaire d'usufruit à une association ou à une fondation retire le bien de la base taxable pendant la durée convenue. Notre guide pour réduire son IFI légalement les passe en revue.

Pour un bien démembré, l'usufruitier déclare en principe la pleine propriété (article 968 du Code général des impôts), sauf exceptions, notamment l'usufruit légal du conjoint survivant et la vente d'un bien avec réserve d'usufruit à un acquéreur étranger à la famille.

Préparer la retraite et la transmission aux enfants

À la retraite, un patrimoine immobilier peut compléter les revenus : vente de la résidence principale en exonération de plus-value, location, vente de la nue-propriété en gardant l'usufruit, vente en viager, prêt viager hypothécaire. Chaque voie se juge sur le revenu procuré, le droit de rester chez soi et ce qui restera à transmettre ; notre guide pour préparer sa retraite avec son patrimoine immobilier les compare.

La transmission aux enfants s'organise de préférence du vivant, par étapes. La donation-partage répartit les biens et fige leur valeur au jour de l'acte ; elle peut associer les petits-enfants. Le chef d'entreprise dispose du pacte Dutreil, qui exonère 75 % de la valeur des titres transmis sous engagement de conservation. Les principes de la donation sont présentés sur notre page donation et transmission.

Aider un enfant peut aussi passer par un prêt familial, écrit et déclaré, ou par une donation à un mineur avec une clause confiant la gestion des fonds à un tiers. Et recevoir soi-même un héritage est souvent l'occasion de réorganiser l'ensemble, voire de transmettre directement à la génération suivante.

Partir vivre à l'étranger ou revenir en France

Un départ à l'étranger modifie la loi applicable à la succession : depuis le règlement européen n° 650/2012, applicable aux décès survenus depuis le 17 août 2015, la succession est régie par la loi de la dernière résidence habituelle du défunt, sauf s'il a choisi par testament la loi de sa nationalité. La fiscalité change aussi : un non-résident reste imposable en France sur ses revenus de source française et sur ses biens immobiliers français au titre de l'IFI, et les droits de succession dépendent de la résidence du défunt et des héritiers.

Le régime matrimonial peut lui aussi évoluer avec la résidence du couple, selon la date du mariage et les textes applicables. Un bilan avant le départ, puis au retour, permet de vérifier le testament, la clause bénéficiaire, le régime matrimonial et la détention des biens. Notre guide partir vivre à l'étranger détaille ces points ; les actes se signent à distance, par procuration ou en visioconférence.

Pour faire le point sur votre situation, vous pouvez prendre rendez-vous à l'étude, 7 rue Vintant à Chartres, ou en visioconférence, en indiquant l'objet « Gestion de patrimoine ».

Guides pratiques

Chaque situation en détail

Règles en vigueur, délais, coûts et sources officielles : chaque guide répond à une question précise.

Faire le point et décider au bon moment

Retraite, viager et démembrement

Immobilier locatif et société civile

Assurance-vie, capitalisation et épargne retraite

Impôt sur la fortune immobilière et philanthropie

Couple, entreprise et vie à l'étranger

Tous les guides de l'étude

Questions fréquentes

Vos questions

Un notaire peut-il faire de la gestion de patrimoine ?

Oui. Le règlement national du notariat autorise le notaire à exercer le conseil en gestion de patrimoine à titre accessoire (article 7.1.2.4). Il conseille sur l'organisation juridique et fiscale du patrimoine et rédige les actes qui la mettent en œuvre. Le choix et la gestion des placements financiers relèvent d'un conseiller en investissements financiers ou d'une banque, avec qui l'étude travaille.

Combien coûte un conseil patrimonial chez le notaire ?

Le conseil fait l'objet d'honoraires libres, fixés par une convention écrite signée avant tout travail (article L444-1 du Code de commerce), qui précise leur montant ou leur mode de calcul. Les actes qui en découlent, donation, contrat de mariage, testament authentique, suivent le tarif réglementé, auquel s'ajoutent les droits reversés à l'État. Une estimation détaillée est remise avant chaque acte.

Faut-il créer une SCI pour transmettre un bien immobilier ?

Rarement pour un seul bien occupé par la famille, souvent pour un patrimoine locatif appelé à être transmis progressivement à plusieurs enfants. La société permet de donner des parts par étapes et d'organiser la gestion, mais elle impose une comptabilité, des assemblées et des coûts de fonctionnement. Une donation-partage de la nue-propriété atteint parfois le même objectif plus simplement.

Assurance-vie ou donation : que choisir pour transmettre ?

Les deux se complètent. La donation transmet immédiatement et définitivement, avec un abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans ; l'assurance-vie transmet au décès, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, et laisse au souscripteur la disposition des fonds. Notre guide assurance-vie ou donation compare les deux.

À partir de quel patrimoine paie-t-on l'IFI ?

Lorsque le patrimoine immobilier net du foyer dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier. Seuls les biens et droits immobiliers sont comptés, y compris ceux détenus à travers des sociétés ou certains placements, à proportion de leur part immobilière ; les meubles, les œuvres d'art et les placements sans sous-jacent immobilier restent hors du calcul. La résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 % et les dettes afférentes aux biens taxables sont déductibles.

Peut-on changer de régime matrimonial en cours de mariage ?

Oui, par acte notarié, dans l'intérêt de la famille (article 1397 du Code civil). Les enfants majeurs et les créanciers sont informés et peuvent s'opposer ; l'homologation par le juge n'est alors nécessaire qu'en cas d'opposition ou dans certaines situations impliquant des enfants mineurs. Le changement peut porter sur une simple clause, comme un préciput, ou sur le régime entier.

Comment se déroule le premier rendez-vous ?

À l'étude ou en visioconférence, nous faisons le point sur votre famille, vos biens et vos objectifs. Nous vous indiquons ensuite les documents utiles et vous proposons une convention d'honoraires pour le bilan. Le rapport écrit vous est présenté lors d'un second rendez-vous, où vous choisissez les solutions à mettre en œuvre ; les actes peuvent être signés à Chartres ou à distance.

Premier rendez-vous

Faire le point sur votre patrimoine ?

Nous dressons avec vous le bilan de votre patrimoine et les actes qui le protègent et le transmettent.

7 rue Vintant, 28000 Chartres · 02 79 64 02 10
À l'étude ou en visioconférence. Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h 30 à 18 h 30 ; mercredi et samedi de 9 h 30 à 12 h.