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Notaires de France, Maître Vianney Coudière, notaire à Chartres

Protection de la famille

Protéger ses proches : testament, assurance-vie, protection juridique

Un conjoint qui doit pouvoir rester dans la maison, un partenaire de PACS qui hérite seulement par testament, un enfant en situation de handicap, un parent qui perd peu à peu la mémoire : protéger ses proches suppose de connaître ce que la loi prévoit par défaut, puis de choisir les actes qui complètent ou corrigent ces règles. Testament, donation au dernier vivant, assurance-vie, mandat de protection future, habilitation familiale : chacun répond à un besoin précis. L'étude vous aide à les combiner avec justesse, à Chartres et dans toute l'Eure-et-Loir.

Nos interventions

Ce que nous faisons pour vous

Nous vous recevons à l'étude, 7 rue Vintant à Chartres, ou en visioconférence, et travaillons avec vos avocats et votre expert-comptable lorsque le dossier le demande.

  • Bilan familial et patrimonial

    Nous calculons ce que recevrait chacun de vos proches, avec et sans les dispositions envisagées, et le coût fiscal correspondant.

  • Testament authentique ou olographe

    Rédaction, réception du testament authentique avec témoins, dépôt et conservation, inscription au fichier central des dispositions de dernières volontés.

  • Donation entre époux

    Acte de donation au dernier vivant, choix des options ouvertes au conjoint, révision après un remariage ou la naissance d'un enfant.

  • Clause bénéficiaire d'assurance-vie

    Rédaction d'une clause adaptée à votre famille, clause démembrée, dépôt de la clause à l'étude.

  • Mandat de protection future

    Mandat notarié pour vous-même ou pour un enfant, puis contrôle annuel des comptes du mandataire lorsque le mandat prend effet.

  • Actes pour les personnes protégées

    Vente, achat, partage ou règlement d'une succession sous tutelle, curatelle ou habilitation familiale, avec vérification des autorisations du juge.

  • Renonciation anticipée et mandat à effet posthume

    Actes reçus par deux notaires pour avantager un enfant vulnérable, désignation d'un gestionnaire de confiance pour la succession.

Par où commencer : ce que la loi prévoit déjà pour votre famille

La loi organise la transmission de vos biens et la représentation des personnes qui ne peuvent plus agir seules. Ces règles par défaut conviennent à certaines familles et se révèlent mal ajustées pour d'autres : un couple non marié, une famille recomposée, un enfant en situation de handicap, un parent âgé isolé, un patrimoine concentré sur la maison familiale. Protéger ses proches consiste d'abord à mesurer l'écart entre ce que prévoit la loi et ce que vous souhaitez.

Quelques questions permettent de faire le point. Qui hériterait aujourd'hui, et dans quelles proportions ? Votre conjoint ou votre partenaire pourrait-il rester dans le logement ? Qui gérerait vos biens si la maladie vous en empêchait ? Vos enfants mineurs auraient-ils un tuteur de votre choix ? Les réponses dépendent de votre statut conjugal, de votre régime matrimonial et de la composition de votre patrimoine. Les guides sur l'ordre des héritiers sans testament et sur la réserve héréditaire et la quotité disponible posent ces bases.

Les solutions se distinguent par le moment où elles jouent. Certaines produisent leurs effets au décès : testament, donation au dernier vivant, assurance-vie, mandat à effet posthume. D'autres s'appliquent de votre vivant, lorsque vous-même ou un proche perdez la capacité de gérer vos affaires : mandat de protection future, habilitation familiale, curatelle, tutelle. Une démarche complète associe souvent les deux, car la même personne a besoin d'être protégée à chaque étape de sa vie.

Protéger son conjoint, son partenaire de PACS ou son concubin

Le conjoint marié est héritier. Lorsque tous les enfants sont issus du couple, il choisit entre l'usufruit de la totalité de la succession et le quart en pleine propriété ; s'il existe un enfant d'une autre union, il reçoit le quart en pleine propriété (article 757 du Code civil). Il peut habiter gratuitement le logement pendant un an (article 763), puis demander, dans l'année du décès, un droit viager d'habitation sur ce logement (articles 764 et 765-1). Il est exonéré de droits de succession.

La donation au dernier vivant élargit ces droits : le conjoint choisit, au décès, entre la quotité disponible en pleine propriété, un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit, ou la totalité en usufruit (article 1094-1). Il peut ensuite limiter ce qu'il prend à ses besoins réels et laisser le surplus aux enfants. Un testament peut produire des effets voisins ; notre comparatif des solutions pour protéger le conjoint survivant aide à choisir.

Le partenaire de PACS hérite seulement si un testament le prévoit. La loi lui accorde le droit d'occuper gratuitement le logement commun pendant un an ; au-delà, le testament lui transmet des biens en franchise de droits de succession, dans la limite de la quotité disponible s'il existe des enfants. Le concubin est un tiers pour la loi successorale : ce qu'il reçoit par testament supporte 60 % de droits après un abattement de 1 594 €. L'assurance-vie et l'achat avec clause d'accroissement deviennent alors essentiels ; le guide concubinage : protéger son partenaire les compare.

Le testament : répartir vos biens selon vos choix

Le testament attribue vos biens aux personnes de votre choix, dans le respect de la part réservée aux enfants, ou au conjoint en l'absence de descendants. Il sert aussi à désigner un tuteur pour vos enfants mineurs (article 403 du Code civil), à léguer un bien à une association, à nommer un exécuteur testamentaire, à organiser une transmission en deux temps ou à priver le conjoint de son droit viager au logement, ce dernier point exigeant la forme authentique. Il reste modifiable jusqu'au dernier jour.

La forme compte autant que le contenu. Le testament olographe, écrit en entier, daté et signé de votre main (article 970), est gratuit mais exposé à la perte, à la contestation et aux formulations ambiguës. Le testament authentique, dicté au notaire en présence de deux témoins ou d'un second notaire (article 971), est conservé à l'étude et inscrit au fichier central des dispositions de dernières volontés. Le guide sur les formes de testament détaille leurs conditions ; celui consacré à la rédaction du testament avec le notaire décrit le rendez-vous, le coût et la modification.

Rédiger un legs demande de la précision : légataire universel, legs à titre universel et legs particulier ont des effets différents, et la fiscalité varie avec le lien de parenté, de l'exonération totale du conjoint et du partenaire jusqu'au taux de 60 % dû par un ami. Le guide sur le légataire universel et le legs particulier en présente les règles. Lorsque la succession comprend une entreprise ou des biens délicats à gérer, un mandat à effet posthume confie leur administration à une personne de confiance pour une durée limitée.

L'assurance-vie : transmettre un capital en dehors de la succession

Le capital versé au décès de l'assuré à un bénéficiaire désigné reste en dehors de la succession (article L132-12 du Code des assurances). Il échappe donc au partage entre héritiers, sous réserve des primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur, que les héritiers peuvent faire réintégrer (article L132-13). Cette souplesse en fait l'outil privilégié pour protéger un concubin, un enfant vulnérable ou un proche éloigné.

La fiscalité dépend de l'âge auquel les primes ont été versées. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € (article 990 I du Code général des impôts). Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes, les intérêts produits restant exonérés (article 757 B). Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés dans tous les cas. Le guide sur la fiscalité de l'assurance-vie selon l'âge des versements détaille le calcul.

La clause bénéficiaire décide de tout. La formule type « mon conjoint, à défaut mes enfants » convient mal à une famille recomposée ou à un patrimoine important. Une clause démembrée, une désignation nominative précise ou une clause déposée chez le notaire apportent davantage de sécurité ; le guide sur la clause bénéficiaire réunit les points de vigilance.

Protéger un enfant mineur ou un enfant vulnérable

Au décès d'un parent, l'autre exerce seul l'autorité parentale et administre les biens reçus par l'enfant, sous le contrôle du juge pour les actes graves. Si les deux parents disparaissent, un tuteur est désigné : le dernier vivant d'entre eux peut le choisir par testament ou par déclaration spéciale devant notaire (article 403 du Code civil). Vous pouvez aussi confier la gestion des biens que vous léguez à un enfant mineur à un tiers administrateur de votre choix (article 384). Le guide sur l'enfant mineur héritier décrit ces règles.

Un enfant en situation de handicap appelle des précautions propres. Il bénéficie d'un abattement spécifique de 159 325 € sur les droits de succession et de donation, qui s'ajoute à l'abattement de 100 000 € entre parent et enfant. Les parents peuvent souscrire un contrat de rente-survie, conclure pour lui un mandat de protection future qui prendra effet lorsqu'ils ne pourront plus veiller sur lui, ou prévoir une libéralité graduelle ou résiduelle qui organise la destination des biens après lui. Le guide protéger un enfant en situation de handicap rassemble ces solutions.

Pour avantager un enfant vulnérable au-delà de la quotité disponible, ses frères et sœurs peuvent renoncer par avance à demander la réduction de la libéralité. Cette renonciation anticipée à l'action en réduction est établie par un acte reçu par deux notaires et signée séparément par chaque renonçant, en présence des seuls notaires (article 930 du Code civil). Elle suppose un accord familial mûri, que l'entretien avec le notaire permet de vérifier.

Anticiper sa propre perte d'autonomie

Lorsqu'un adulte perd la capacité de gérer ses affaires sans l'avoir anticipé, sa protection passe par une mesure judiciaire : sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle. Le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire, saisi sur certificat médical circonstancié, choisit la personne chargée de la mesure et contrôle sa gestion. La famille reste associée, mais le choix final appartient au juge.

Le mandat de protection future vous permet de désigner vous-même, pendant que vous êtes en pleine capacité, la personne qui gérera vos biens et veillera sur vous. Reçu par notaire, il autorise le mandataire à accomplir aussi les actes de disposition, comme la vente d'un bien, les donations restant soumises à l'autorisation du juge (article 490 du Code civil) ; le notaire contrôle ensuite les comptes chaque année (article 491). Le mandat prend effet sur certificat médical, après visa du greffe du tribunal judiciaire.

Lorsque rien n'a été prévu et que la famille est unie, l'habilitation familiale offre une voie plus légère que la tutelle : le juge autorise un proche (ascendant, descendant, frère ou sœur, conjoint, partenaire ou concubin) à représenter ou à assister la personne, sans compte de gestion annuel. Pour la vente d'une maison ou d'un appartement appartenant à une personne protégée, le guide tutelle, curatelle et biens immobiliers décrit les autorisations nécessaires et le rôle du notaire.

Quel outil pour quel objectif : le tableau comparatif

Chaque outil répond à un besoin précis et la plupart se combinent : un couple marié avec enfants signe souvent deux donations au dernier vivant, adapte ses clauses d'assurance-vie et conclut deux mandats de protection future. Le tableau situe chacun selon son objet, le moment où il produit ses effets et sa forme.

Quel outil pour quel objectif : le tableau comparatif
OutilObjectifPrise d'effetFormePoint d'attention
TestamentRépartir ses biens, désigner un tuteur, gratifier un procheAu décèsOlographe, authentique, mystique ou internationalRespect de la réserve des enfants ; révocable à tout moment
Donation au dernier vivantAugmenter les droits du conjoint mariéAu décèsActe notariéRévocable ; révoquée par le divorce sauf volonté contraire
Assurance-vieTransmettre un capital hors successionAu décès de l'assuréContrat et clause bénéficiaireFiscalité selon l'âge des versements ; primes exagérées réintégrables
Mandat à effet posthumeFaire gérer la succession par une personne choisieAu décèsActe notariéIntérêt sérieux et légitime ; durée limitée
Renonciation anticipée à l'action en réductionAvantager un enfant au-delà de la quotité disponibleAu décèsActe reçu par deux notairesConsentement de chaque enfant renonçant
Mandat de protection futureChoisir qui gérera ses biens en cas d'inaptitudeDe son vivant, sur certificat médicalActe notarié ou sous signature privéePouvoirs plus larges et contrôle du notaire en forme notariée
Habilitation familialePermettre à un proche de représenter une personne vulnérableDécision du jugeRequête au juge des contentieux de la protectionRéservée aux proches ; adhésion de la famille
Curatelle ou tutelleProtéger une personne vulnérable sous le contrôle du jugeDécision du jugeRequête avec certificat médical circonstanciéAutorisation du juge pour les actes graves

Comment se déroule l'accompagnement à l'étude

Le premier rendez-vous sert à reconstituer votre situation : état civil, régime matrimonial, enfants de chaque union, donations déjà consenties, contrats d'assurance-vie, biens immobiliers, parts de société. Apportez votre livret de famille, votre contrat de mariage ou votre convention de PACS, vos titres de propriété et les derniers relevés de vos contrats. Nous calculons ensuite ce que recevrait chacun de vos proches, avec et sans les dispositions envisagées, et les droits qui seraient dus.

Le testament authentique et la donation entre époux sont inscrits au fichier central des dispositions de dernières volontés, que le notaire chargé de la succession interroge systématiquement. Les émoluments de ces actes sont fixés par le tarif national des notaires, reconduit jusqu'au 29 février 2028 par l'arrêté du 25 février 2026 : 135,83 € TTC pour un testament authentique, 135,84 € TTC pour une donation entre époux, à laquelle s'ajoute un droit fixe d'enregistrement de 125 €. Le détail figure sur notre page tarifs.

Ces dispositions méritent d'être relues à chaque événement familial : naissance, mariage, divorce, décès, vente d'un bien, départ à la retraite. Pour un premier échange, vous pouvez prendre rendez-vous à l'étude, 7 rue Vintant à Chartres, ou en visioconférence ; certains actes, comme les procurations, peuvent être signés à distance, tandis que le testament authentique exige votre présence devant le notaire et les témoins.

Guides pratiques

Chaque situation en détail

Règles en vigueur, délais, coûts et sources officielles : chaque guide répond à une question précise.

Le testament et son exécution

Anticiper la vulnérabilité

Tous les guides de l'étude

Questions fréquentes

Vos questions

Faut-il faire un testament lorsqu'on est marié ?

Le conjoint marié hérite sans testament, mais ses droits légaux sont parfois limités, notamment en présence d'un enfant d'une autre union, où il reçoit le quart en pleine propriété. Une donation au dernier vivant ou un testament élargit ses options. Le testament reste aussi utile pour désigner un tuteur à vos enfants, gratifier un autre proche ou préciser l'attribution d'un bien précis.

Quelle différence entre une donation au dernier vivant et un testament en faveur du conjoint ?

Les deux produisent effet au décès et restent révocables. La donation au dernier vivant est toujours un acte notarié, réservée aux époux, et laisse au conjoint le choix entre plusieurs options. Le testament peut être olographe, s'adresse à toute personne et fixe lui-même ce que reçoit chacun. Les époux ne peuvent pas rédiger un testament commun : chacun rédige le sien.

Peut-on déshériter un enfant ?

Chaque enfant a droit à une part minimale de la succession, la réserve : la moitié à partager pour un enfant unique, deux tiers pour deux enfants, trois quarts à partir de trois enfants. Vous disposez librement du reste, la quotité disponible. Une libéralité qui dépasse cette limite peut être réduite à la demande de l'enfant, sauf s'il a renoncé par avance à cette action devant deux notaires.

Mon partenaire de PACS héritera-t-il de moi ?

Le partenaire de PACS hérite uniquement si vous l'avez désigné par testament. Il est alors exonéré de droits de succession. En présence d'enfants, il peut recevoir au plus la quotité disponible. Sans testament, il bénéficie seulement du droit d'occuper gratuitement le logement commun pendant un an. Une assurance-vie à son profit complète utilement cette protection.

À quel moment signer un mandat de protection future ?

Le mandat se signe pendant que vous êtes pleinement capable d'exprimer votre volonté, souvent au moment d'une retraite, d'un diagnostic encore précoce ou de la prise de conscience d'une fragilité. Il reste sans effet tant que vous gérez vos affaires : il s'active seulement sur certificat médical. Le signer tôt évite d'avoir à le faire dans l'urgence, lorsque votre capacité pourrait être discutée.

Un parent ne peut plus gérer ses comptes : que faire ?

Vérifiez d'abord s'il a signé un mandat de protection future. À défaut, la famille peut saisir le juge des contentieux de la protection d'une demande d'habilitation familiale ou de curatelle, avec un certificat médical circonstancié établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République. En attendant, les procurations bancaires existantes peuvent couvrir la gestion courante.

Combien coûte un testament chez le notaire ?

Le testament authentique donne lieu à un émolument réglementé de 135,83 € TTC, identique dans toutes les études. Le dépôt d'un testament olographe à l'étude et, après le décès, son procès-verbal d'ouverture et de description donnent lieu à des émoluments de 31,69 € TTC chacun. S'y ajoutent des frais modestes d'inscription au fichier central. Un conseil patrimonial approfondi peut faire l'objet d'honoraires convenus par écrit.

Premier rendez-vous

Protéger un proche ?

Mandat de protection future, testament, habilitation familiale : nous vous aidons à choisir et à rédiger.

7 rue Vintant, 28000 Chartres · 02 79 64 02 10
À l'étude ou en visioconférence. Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h 30 à 18 h 30 ; mercredi et samedi de 9 h 30 à 12 h.