Définition
Appelée aussi donation entre époux de biens à venir, elle prend effet au décès du donateur et porte sur ce qu'il laissera alors. Elle permet au conjoint survivant de recevoir davantage que ses droits légaux. En présence d'enfants, le survivant choisit au décès parmi les options de l'article 1094-1 du Code civil : la quotité disponible ordinaire en pleine propriété, un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit, ou la totalité en usufruit. Il peut aussi cantonner son émolument, c'est-à-dire prendre une partie seulement des biens, au profit des enfants.
Reçue par acte notarié, elle reste confidentielle et révocable à tout moment par l'époux donateur, sans qu'il ait à en informer l'autre (article 1096). Le divorce la révoque de plein droit, sauf volonté contraire exprimée par son auteur. Elle est inscrite au fichier central des dispositions de dernières volontés. Le conjoint survivant étant exonéré de droits de succession, elle agit surtout sur le plan civil.
Exemple : un couple a deux enfants communs et une maison commune de 400 000 €. Au premier décès, la moitié de la maison entre dans la succession. Sans donation, le survivant choisit entre l'usufruit de toute la succession et le quart en pleine propriété. Avec la donation, il peut aussi recevoir un tiers en pleine propriété, ou un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit, et adapter son choix à ses besoins.
Le notaire explique les options, adapte l'acte aux familles recomposées et accompagne le choix du survivant au moment de la succession. Nos guides sur la donation au dernier vivant et la protection du conjoint survivant approfondissent le sujet.
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